Publiée le 28 août 2026
Numérique
Transition numérique

Besoins en compétences et formations pour faciliter la transformation numérique grâce à l’interopérabilité des données et applications

Les entreprises s'appuient sur un nombre croissant d'applications métiers, qui fonctionnent encore trop souvent en silos. Cette étude de l'OPIIEC met en lumière les enjeux de l'interopérabilité des données et des applications, ainsi que leurs impacts sur les métiers et les compétences.

Interopérabilité des données : de quoi parle-t-on ?


L'interopérabilité est la capacité des données à être accessibles, comprises et exploitées par différents systèmes d'information et les acteurs autorisés. Elle permet aux applications de communiquer entre elles grâce à des standards, des référentiels et un langage commun.


L'étude montre que l'interopérabilité ne se limite pas à une question technique. Elle repose sur quatre dimensions complémentaires
- Technique : permet les échanges de données ; 
- Sémantique : garantit une compréhension commune des informations ; 
- Organisationnelle : facilite la coordination entre les acteurs ; 
- Juridique : encadre les échanges de données dans un cadre légal de confiance.


Où en sont réellement les entreprises de la branche ?


Si l'interopérabilité devient un enjeu stratégique, sa mise en œuvre reste encore inégale. L'étude révèle que 40 % des entreprises rencontrent des difficultés d'incompatibilité entre leurs applications métiers et que 38 % estiment que les échanges avec les systèmes de leurs clients demeurent complexes. Ces difficultés entraînent des ressaisies, des pertes de productivité, des coûts supplémentaires et une dépendance aux solutions propriétaires. Les entreprises du numérique apparaissent aujourd'hui plus matures sur ces sujets.


Quels impacts sur les métiers et les compétences ?


L'un des principaux enseignements de l'étude est que l'interopérabilité ne concerne pas uniquement les métiers de l'informatique. Les fonctions de direction, les chefs de projet, les métiers du BIM, les juristes, les acheteurs et les fonctions support seront également amenés à faire évoluer leurs pratiques.


Au-delà des compétences techniques, les entreprises devront renforcer la culture de la donnée, la capacité à piloter des projets transversaux, à coordonner les différents acteurs et à construire des référentiels communs. Car, plus qu'un enjeu technologique, l'interopérabilité constitue un enjeu de collaboration entre les métiers et de gouvernance de la donnée. L'étude met notamment en avant l'importance des communs numériques, qui permettent de partager une grammaire et une sémantique communes entre métiers et organisations afin de faciliter la circulation des données.


Quelles actions pour accélérer l'interopérabilité dans la branche ?


Pour accompagner cette transformation, l'étude propose 5 actions prioritaires, regroupées autour de 3 grands enjeux :
* Sensibiliser et former les professionnels de la branche ;
* Impulser une dynamique collective en faveur de l'interopérabilité ;
* Rendre le cadre réglementaire plus lisible pour les entreprises.


Pour aller plus loin, consultez et téléchargez l'ensemble des livrables de l'étude.
 

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